décembre 2021
Il existe une diversité d’objets que l’on trouve sous – vide, sur – emballés.
Nourriture, vêtements, fleurs, puis aujourd’hui il y a aussi l’humain.
L’humain en gants en plastique, l’humain masqué avec le bout de tissu en fibre de plastique, les humains qui s’embrassent à travers une toile en plastique pour des raisons sanitaires. L’humain qui met les vêtements en plastique, l’humain objet…
Cette matière plastique, issue du pétrole, est composée des êtres qui étaient vivants auparavant. Ce sont les corps d’une diversité d’espèces animales que la nature a transformé, afin qu’ils continuent d’alimenter une chaîne infinie de réactions chimiques qu’elle a décidé de mettre en place. Nous, homo – sapiens, avons décidé de prendre cette matière biologique pour en faire ce que nous avons fait, et nous en souffrons.


Le plastique est dangereux, étouffant, sauvage. Le plastique décide aujourd’hui seul, qui est-ce qu’il va attraper dans les fonds marins, à quel oiseau il va empêcher d’ouvrir le bec, quel animal va se retrouver avec une bague de bouteille coincé sur un de ses membres et ainsi l’handicaper à vie.
L’humain ? Il pensait le dominer. Mais c’est l’inverse désormais. Nos sommes dans une relation de mariage forcé avec cette matière.



Avant de procéder à la session, il a été demandé à ces deux modèles qui sont Aurélie Képès et Louise Soulié-Dubol de s’imaginer dans les corps des animaux coincés dans des sacs. D’abord, elles ont essayé de s’entraider en étant toutes les deux piégées par d’ énormes sacs. Puis, il a été demandé à l’une d’entre elles de s’en sortir afin de mettre en scène l’empathie qui puisse se créer entre deux êtres, un en situation de détresse complète, l’autre libre, souhaitant aider, même sans savoir comment.


La session photographique ci-présente est inspirée des objets que l’on trouve surplastifiés. La comparaison poético-allégorique de l’humain et de la rose coincée dans un film en plastique démontre le paradoxe dans lequel on se trouve à l’heure actuelle.


L’exposition a obtenu le « prix du public » lors du concours organisé par la Maison de Jeunesse et de Culture « Louis Lepage », en Île-de-France, en 2022.
Expositions passées :
2 mai – 6 juin : exposition – concours au Festival des jeunes créateurs “Bio & diversité” à la Maison de la Jeunesse et de la Culture “Louis Lepage”, région parisienne (prix du public)
2 – 18 juillet : Magasin d’art Boesner Paris